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fév
28
2011

L’histoire du bandonéon

L’histoire du bandonéon commence en Allemagne en 1854. Inspiré du concertina allemand de Carl Friedrich Uhlig, son invention aurait été conceptualisée par Heinrich Band en 1843 puis c’est Friedrich Zimmermann qui aurait fabriqué les premiers bandonéons à Carlsfeld en 1847. Les termes de « bandonion » puis « bandonéon » arriveront plus tard en 1854. Cet instrument était, dans un premier temps, destiné à jouer du folklore d’Europe Centrale. La légende dit qu’il serait arrivé à Buenos Aires par l’intermédiaire d’un marin anglais ou irlandais qui l’échangea contre une bouteille de Whisky.  Il devint un instrument du tango vers 1890, alors qu’il n’existait que la guitare et la flûte, auxquelles vinrent s’ajouter le violon, le piano puis le bandonéon. Le bandonéon allait devenir l’instrument phare du tango car il diffusait des sons dramatiques et mélancoliques, tellement appropriés à cette musique…

Durant les années d’entre-deux-guerres, les plus beaux instruments de l’histoire furent fabriqués. Les ateliers tournaient à plein régime et exportaient en masse vers l’Argentine. La France était aussi un marché important avec la mode du tango qui envahit l’Europe dès 1920.

La deuxième guerre mondiale fut terrible pour toutes les usines d’instruments de musique qui disparurent les unes après les autres. La Saxe devient un land de la RDA, la production de bandonéon de Carlsfeld s’arrêtera en 1964. Le tango connaissant également des difficultés à cette période, le bandonéon tomba peu à peu dans une certaine désuétude…

Le retour à la mode du tango dans les années 1980 redonna une vigueur nouvelle au bandonéon. Astor Piazzolla devint un musicien mondialement reconnu, mais d’autres marquèrent également l’histoire du bandonéon tels que Eduardo Arolas (« El Tigre del bandoneon »), Ciriaco Ortiz, Pedro Laurenz, Anibal Troilo, Pedro Maffia ou encore Leopoldo Federico.

D’ailleurs, le 11 juillet est aujourd’hui devenu le jour national du bandonéon en commémoration de la naissance de l’illustre musicien argentin Anibal Troilo.

 

Différences majeures entre l’accordéon et le bandonéon :

 

  accordéon bandonéon
accords A la main gauche, un appui sur une touche produit un accord de
plusieurs sons. La main droite occupe la partie mélodique et la main gauche le remplissage harmonique.
Il est donc facile de jouer un morceau riche harmoniquement mais impossible de sortir 3 types d’accords différents.
A la main gauche comme à la main droite, l’appui sur une touche produit une seule et même note d’où une plus grande compléxité pour la main gauche mais :
   – plus de liberté de jouer plusieurs accords
   – la possibilité de tenir une partie mélodique à la main gauche.
sonorités Lorque l’on joue une note à la main droite, jusqu’à 5 lames peuvent vibrer. Le musicien peut jouer sur différentes sonorités et produire un vibrato. 2 lames seulement peuvent vibrer pour une même note, accordées toutes deux sans différence donc sans possibilité de créer un vibrato et de jouer sur différentes sonorités.
position du musicien Il peut se jouer assis ou debout, le musicien peut se déplacer. Il se  joue principalement assis, posé sur les genoux. Il peut se jouer debout, comme le faisait magistralement Astor Piazzolla, mais il n’est pas possible de se déplacer. Il requiert beaucoup plus d’effort physique car le soufflet du bandéon s’ouvre plus que celui de l’accordéon. 

Comme pour les accordéons, il existe des bandonéons diatoniques (son différent en ouvrant et en fermant) et des bandonéons chromatiques (son identique en ouvrant et en fermant). Le bandonéon chromatique est plus souvent utilisé en Europe, alors que le diatonique est roi en Argentine.

2 commentaires

  1. Anonyme a dit :

    merci beaucoup

  2. dcfs a dit :

    merci beaucoup

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