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mar
19
2011

Etes vous un salsaholic anonyme…ou qui s’assume ?

La passion est définie dans les dictionnaires comme « une émotion puissante et continue qui domine la raison ». Et comme dans une passion amoureuse, l’amour pour la salsa peut durer mais varie forcément avec le temps, passant d’une phase de dépendance passionnelle à une phase d’amour platonique. On se met à aimer la salsa de façon assez irrationnelle, on croit avoir découvert enfin ce qui nous manquait dans la vie, ce petit complément qui a radicalement changé notre vie…

L’addiction à la salsa s’explique comme toute sorte d’addiction affective. Elle commence par une phase de découverte et d’émerveillement au cours de laquelle on se sent pousser des ailes, tout le monde nous parait beau et sympa, on est rempli d’énergie. En effet, les premiers mois où l’on découvre la salsa, on n’a plus le temps de regarder la télévision, d’aller au cinéma ou de prendre un verre avec ses amis. On commence par sortir danser 2 jours par semaine, puis 3, 4, jusqu’à même 7 jours par semaine ! On arrive à se convaincre que ne dormir que 4 heures par nuit n’est pas une fatalité, on arrive à faire des micro-siestes à l’heure du déjeuner, on part en soirée directement après le boulot, il nous arrive même de nous changer sur notre lieu de travail ou directement dans notre voiture. On saute les repas, on se nourrit mal, on perd du poids. On ne pense que SALSA, on s’achète de plus en plus de vêtements de danse, pour les cours et pour les soirées, les filles changent de maquillage, essayent différents gloss, rouges à lèvres et vernis à ongles. On fait de belles rencontres…on est sur un petit nuage ! Et surtout on n’a jamais le sentiment d’être fatigué !!!

Au bout d’un an, on est devenu incollable en matière de salsa, on connait tous les bons plans salsa de notre ville, tous les festivals et les concerts à ne pas manquer. Notre vie est gérée en fonction des cours et des soirées, on a atteint un rythme de sorties « convenable » (entre 3 et 5 fois par semaine tout de même !). On se sent heureux, ayant l’impression d’avoir enfin une vie équilibrée, même si on a perdu de vue nos anciens amis. On commence à envisager sérieusement de changer de travail pour consacrer plus de temps à sa passion. On a atteint la phase de la maturité…

Après 2 ans dans le monde des salseros, on est au stade de non évolution.  On ne sort plus que 3 fois par semaine maximum. On se rapproche des DJ pour récupérer leur meilleure musique, on commence à critiquer la façon de danser des autres, on se lance dans de longs débats autour de la salsa et du rythme. Il nous arrive de rater un cours car on est trop fatigué pour se motiver. On a l’impression que la petite flamme ne brille plus comme avant…

Puis la 3ème année, la passion n’est plus ce qu’elle était. On essaye de sortir au moins une fois par semaine pour tenir la forme. On ne se préoccupe plus trop des danseurs autour de nous, ils peuvent danser comme ils le souhaitent, plus rien ne nous choque. On commence à se faire de nouveaux amis plus « stables », qui ne sont pas forcément danseurs et avec lesquels on arrive à trouver d’autres centres d’intérêt communs.

Le schéma ci-dessous montre les différentes phases de la vie d’un salsero.

Ainsi, on dit que l’amour est aveugle…enfin, la passion nous rend aveugle !! Et avec la salsa, c’est pareil : au début, tout nous parait beau en soirée, les stages sont extras, les cours, tout est SUPER. Puis les mois passent et on commence à s’apercevoir que ce n’est pas si extra que cela…De deux choses l’une : soit la découverte du vrai « visage » du monde de la salsa est déconcertante, on est déçu par tout et tout le monde et on fuit, on « rompt » avec la salsa subitement. Soit la découverte est progressive et surmontable, et mérite certainement de continuer à l’aimer, mais avec plus de modération !

3 commentaires

  1. Anonyme a dit :

    J’adore, c’est criant de vérité.
    Bon, allez à toute sur la piste.
    Matthieu

  2. JM a dit :

    C’est exact. La passion est une émotion qui souvent domine la raison. Resté raisonnable, c’est agir de manière réfléchie. On retrouve cette émotion dans la peinture ou tout autre activité artistique.

  3. Me a dit :

    c’est carrèment le schéma par lequel je suis passé, c’est dingue, je penssais que je n’étais pas « normale », mais je suis rassurée, tous les salseros y salseras ont les memes symptomes !!!!

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